INSTITUT NOTRE DAME DE LUMIERES ET DE L'AMOUR DIVIN- INDLAD-

INSTITUT NOTRE DAME DE LUMIERES ET DE L'AMOUR DIVIN- INDLAD-

CARÊME I: Le sens du carême Chrétien

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INTRODUCTION

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Bien chers frères et sœurs, je souhaite une fois de plus à tous la bienvenue en ce lieu de la rencontre avec Dieu. La marche du carême s’inspire de la longue marche du peuple l’Israël, le peuple de Dieu, à travers le désert pendant 40 ans. Elle s’inscrit aussi dans la ligne du séjour de notre Seigneur Jésus Christ dans le désert pendant 40 jours. En effet, de la même manière que le peuple d’Israël avait séjourné au désert pendant quarante ans pour mieux rencontrer Dieu, mieux le connaître et mieux rentrer dans son intimité, ainsi, Jésus s’y rendit lui aussi pour prier, pour se confier à on Père, pour implorer son assistance, et ce pendant 40 jours sans manger, ni boire. Le désert est donc par excellence un lieu d’une rencontre beaucoup plus profonde avec le Seigneur. C’est dans ce sens que l’Eglise notre Mère, soucieuse du développement de la foi de ses membres et de leur intimité avec le maître a voulu créer aussi un temps de désert pour ses fidèles afin de les aider à quitter leurs préoccupations quotidiennes pour recentrer leur vie sur l’essentiel. Ce temps est appelé le Carême. Mais qu’est-ce que le carême ? Quelles sont les raisons profondes d’être du carême ? Comment devons-nous, dans notre situation concrète d’étudiants, d’élèves, de catéchètes, de fidèles chrétiens vivre le carême ? Voici trois questions sur lesquelles se porteront notre développement qui, nous l’espérons bien, ne vous ennuiera pas trop.

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I- LE SENS DU CARÊME

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1-      Petite histoire du carême chrétien

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A l'origine de l'histoire du Carême, il y avait avant Pâques un jeûne de 6 jours qui, dès le IVème siècle, a été fixé à  40 jours. Il y eut des variations dans la manière de calculer ces 40 jours.  Le jeûne de 40 jours du carême s'est prolongé par le jeûne pascal de 6 jours (la semaine sainte), les deux jeûnes étant séparés par 2 jours festifs: le samedi (mémorial de la résurrection de Lazare) et le dimanche des Rameaux.

Le temps liturgique du carême s'est constitué d'une manière assez complexe au cours du IVème siècle à Jérusalem, Constantinople, Rome et Alexandrie. Il résulte d'éléments divers : la préparation des catéchumènes pour recevoir le baptême à Pâques et  le temps de pénitence publique pour la réconciliation des pécheurs.

Vers le Vème - VIème siècle, les 40 jours de carême commençaient le sixième dimanche avant Pâques et se terminaient le jeudi saint, jour de réconciliation des pénitents, les dimanches faisant parti du carême. Aujourd’hui, les dimanches et le dimanche des rameaux ne font plus parties des 40 jours de jeûnes. De fait, le carême dure actuellement 46 jours qui, en réalité, se réduisent aux 40 jours si nous enlevons ces dimanches.

Lorsqu’au Moyen-âge, la généralisation du baptême des petits enfants a mis à l'arrière plan le catéchuménat et que la pénitence publique est tombée en désuétude, il y a eu un tournant dans l'histoire du carême qui est devenu essentiellement un temps de pénitence pour tous. Pendant le carême, il fallait se confesser et accomplir sa pénitence pour "faire ses Pâques". C’est la pratique qui se poursuit toujours aujourd’hui.

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2-      Signification du carême

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Le mot carême est une contraction du mot latin « quadragesima » qui signifie quarantième (sous entendu jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques. Quarante est dans la Bible un chiffre symbolique qui exprime un temps d’attente et de maturation, le symbole de l’épreuve qui prépare à la rencontre avec Dieu.

Les hébreux sont restés 40 ans dans le désert avant d’entrer dans la terre promise, Moïse et Elie sont restés 40 jours sur le Sinaï avant de rencontrer Dieu, Jésus est aussi envoyé par l’Esprit pendant 40 jours dans le désert avant de commencer sa mission.

De même à notre tour, nous sommes invités pendant les 40 jours de carême qui nous sont offerts pour nous préparer de façon personnelle et profonde comme les hébreux, Elie, Moïse, Jésus, en vue de rencontrer Dieu et de ressusciter avec le Christ à la nouvelle vie des enfants de Dieu sans tâche qui nous est gratuitement offerte la nuit de Pâques. Ainsi, les 40 jours de carême, c’est pour nous les chrétiens le temps du désert qui est le lieu du dépouillement, de la solitude, de l’épreuve et de la rencontre avec Dieu, bref, c’est un temps de conversion (du latin : cumvertire= se tourner vers Dieu). C’est un temps très important qui a sa raison d’être. Si le carême n’existait pas, il fallait le créer, peut-on dire. Je m’en vais vous expliquer pourquoi.

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II- LES RAISONS PROFONDES D’ÊTRE DU CARÊME

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1-      L’urgence d’une éradication de la soif de pouvoir qui nous habite.

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Depuis la faute de nos premiers parents, Adam et Eve, le péché s’est fortement implanté dans le monde avec son cortège de mauvaises tendances qui sème partout des graines de souffrances entre les hommes. Parmi ces tendances, nous avons l’orgueil.

Aujourd’hui en effet, les hommes ont une soif insatiable du pouvoir. Chacun veut être le plus grand où il est ; et lorsqu’il le devient effectivement, il use de tous les moyens pour y demeurer, même au prix du sang.

C’est ainsi que nous voyons des présidents dans le monde, et surtout en Afrique qui veulent régner à vie et n’hésitent pas à assassiner de fait toute personne qui convoite ou menace dangereusement leur pouvoir. Et cela suscite un peu partout des rebellions (parfois malsaines elles aussi). C’est le cas récent du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et subsistant encore au Darfour, au Congo, au Zimbabwe, au Rwanda. Des germes sont encore perceptibles à Madagascar. On tue, on vole, on viole. Des millions de personnes s’enfuient de chez eux abandonnant tous leurs biens pour pouvoir sauver leur peau. Partout le sang coule, la peur se répand, des voix s’usent à force de pleurer. Mais malgré tout cela, ces présidents, même quand un mandat d’arrêt international est lancé contre eux, continuent à régner en maîtres impitoyables, hissant chaque jour un peu plus leur trône sur le monticule de cadavres de leurs compatriotes. C’est un peu ça, la conséquence de la soif du pouvoir, c'est-à-dire de l’orgueil. Cependant, ça n’arrive pas qu’aux autres. Le même orgueil se trouve comprimé au fond de chacun d’entre-nous et se manifeste par moments : quand je gifle ce camarade qui a osé m’insulté, moi ; quand dans mon groupe, je veux être toujours le chef, celui qui commande ; quand je ne veux jamais qu’on me contredise ou qu’on me corrige, etc. On dit que ce sont les petites sources d’eau qui deviennent des rivières. Si nous ne nous efforçons pas de déraciner en nous toutes ces petites tendances, alors, le pire peut arriver. Tôt ou tard, nous pouvons devenir comme ces hommes, qui répandent partout autour d’eux la terreur et le sang. Nous avons donc tous besoin de conversion. Pour cela, voici le temps favorable, le temps du carême. La deuxième tendance du mal dans le monde après l’orgueil est bien la richesse.

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2-      L’urgence d’une éradication de la soif des richesses qui nous habite

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Aujourd’hui, les hommes ont une soif insatiable des richesses. Qui parmi nous ne veut pas devenir riche ? Posséder une superbe prado ? Ou une VX ? Ou une Hummer climatisée ? Une voiture blindée ? Des villas somptueuses, et que sais-je encore ? De fait, nous assistons aujourd’hui à un accaparement de la plupart des richesses du monde par une minorité pendant que la majorité souffre et meurt de faim. En Somalie, en Haïti, en Sierra Léone, dans nos villages et dans nos villes ici au Cameroun, des hommes et des femmes croupissent dans la misère, dans le manque d’hygiène, dans la faim parce que quelques personnes ont accumulé pour eux seuls dans leurs greniers ou dans leur compte bancaire ce qui revient de droit à des milliers de personnes. Le mal est profond. Cette soif de la richesse se trouve aussi comprimée au fond de chacun d’entre nous ici présents : quand je refuse de prêter mon vélo à ce camarade pour une petite course ; quand je refuse de donner un bic à ce voisin qui n’en n’a pas alors que j’en ai cinq dans mon sac ou à la maison. Quand je refuse mon atomiseur, mon pulvérisateur au voisin ou à mon frère pour entretenir son champ…etc. On dit que ce sont les petites sources d’eau qui deviennent des rivières, mieux encore, des petites gouttes d’eau qui finissent par déborder le vase. Si nous ne nous efforçons pas de déraciner en nous toutes ces petites tendances, alors le pire peut arriver. Et tôt ou tard nous pouvons devenir comme ces hommes qui accaparent à eux seuls le bien qui revient de droit à des milliers de personnes, plongeant ainsi ces derniers dans la pauvreté extrême et les vouant de fait à une mort certaine, lente et atroce. Nous avons donc tous besoin de conversion. Pour cela, voici le temps favorable, le temps du carême. Enfin, la troisième tendance du mal est peut-être la pire. Elle est comme une bombe qui fait éclater l’humanité en l’homme. C’est la recherche des plaisirs de la chair.

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3-      L’urgence d’une éradication de la soif des plaisirs de la chair qui nous habite

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Le monde actuel traverse une crise retentissante, pire qu’une bombe atomique. C’est la crise des mœurs. Quand nous interrogeons nos grands parents, ils nous disent : « avant, avant, avant, les choses n’étaient pas comme ça. La sexualité était sacrée. Personne ne pouvait avoir des rapports sexuels avant son mariage. Ce principe était acquis. Le mystère était si profond que nul n’osait le transgresser ». Mais aujourd’hui, le sexe s’est banalisé. Même les enfants, dans le berceau, apprennent déjà des choses par le biais de la télévision (dessins animés, Disney Chanel, etc.) Les vidéo pornos se sont répandues et il n’est pas rare de croiser, dans des cybers de la place, des enfants de la rue (entre 7 à 12 ans) suivre en salivant des scènes pornographiques sur internet. De fait, dès le bas âge, nos enfants se lancent dans des aventures compliquées, surtout le jour de cette fameuse saint Valentin, qui finissent toujours par de profondes déceptions et de graves blessures. Le mal est profond. Les foyers se divisent parce que le mari a 2, 3 ou 4 bureaux dehors et ne donne plus de l’argent pour la "macocote" à la mère de famille. Des jeunes se livrent à des expériences sexuelles hasardeuses et fort dangereuses desquelles naissent des grossesses indésirées qui plongent tant de jeunes filles dans l’enfer de la solitude, de l’incertitude et du désespoir. Si ce n’est pas cela, ce sont les avortements, crime par lesquels on tue les petits bébés dès le ventre de leur mère, qui se multiplient à la vitesse de la lumière.

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La même quête du plaisir guette aussi chacun d’entre nous : quand je mange non pas parce que j’ai faim, mais pour le plaisir (gloutonnerie ou gourmandise) ; quand je refuse de partager la nourriture (avarice)  avec laquelle je suis venue à cette marche de carême ; toutes les fois où je ne peux résister à suivre ce feuilleton bourré de scènes d’amour (impuretés de regard), etc. Si nous ne nous efforçons pas de déraciner en nous toutes ces petites tendances, alors le pire peut arriver. Et tôt ou tard nous pouvons devenir comme des animaux insatiables qui répandent partout autour d’eux des pleurs de jeunes filles, d’enfants avortés, etc. Nous avons donc tous besoin de conversion. Pour cela, voici le temps favorable, le temps de carême…

Le carême est donc par excellence un temps qui nous est offert pour enter en nous-mêmes et essayer de changer quelque chose dans notre vie, en vue de devenir plus saints, plus humains pour rendre le monde plus beau et plus agréable aux yeux de Dieu. Pour ce faire, l’Eglise nous propose pendant ce saint temps, 3 moyens principaux pour lutter contre toutes ces tendances du mal que nous avons en nous : Il s’agit de la prière (neuvaines, chemin de croix, rosaire, etc.), de la Charité (Amour, partage, tolérance, excuse, réconciliation), du jeûne et de l’abstinence. Cependant, l’accent doit beaucoup plus être mis sur les deux derniers à savoir : le jeûne et l’abstinence, qui, en temps de grand carême, ne sauraient être dissociés. Les deux vont donc ensemble et englobent le premier moyen qu’est la prière. C’est pourquoi je me propose de m’en tenir à cette pratique qui est d’une richesse et d’une efficacité certaines.

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III- LE JEUNE ET L’ABSTINENCE :

COMME MOYENS EFFICACES POUR VIVRE UN CARÊME REUSSI

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1-      Définitions

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Le jeûne et l’abstinence, difficilement inséparables, consistent à éviter de manger de la chair ordinairement les vendredis et tous les jours pendant le carême), à éviter les occasions du péché, à veiller à ne point succomber à la tentation en s’adonnant aux plaisirs malsains tels que les impuretés de chair (fornication, adultère, etc) ; les impuretés de langage (rires tonitruants, écarts de langage, manque de charité verbale, colportage, dénigrement, insultes, querelles et disputes inutiles) ; l’abandon aux autres plaisirs terrestres plus ou moins idolâtres (argent, luxe,  boisson, etc.) Dans le cas des personnes mariées, elles doivent volontairement et d’un commun accord s’abstenir des relations sexuelles…

Le jeûne ordinaire varie d’un coucher de soleil à l’autre (journalier) ; parfois de plusieurs jours : trois jours =Tridum, neuf  jours = Neuvaine, etc.

Aujourd’hui comme hier, le jeûne est utilisé comme une arme de combat. Ce que l’on peut constater, c’est que les chrétiens en général minimisent cette arme ; alors que le monde sait l’utiliser et le pratiquer lors des grèves de faim pour défendre une cause, une idéologie.

Le jeûne est aussi un lieu de purification et de pardon pour retrouver l’unité perdue. Il consiste également à se priver pour l’autre : jeûner pour donner.

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2-      Les différents objectifs du jeûne chrétien.

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a- Jeûne de repentance :

Il consiste à se priver de quelque chose qu’on aime, sans y être obligé, en guise de regret d’un acte mauvais commis et pour implorer la miséricorde de Dieu. Ce jeûne doit toujours aller avec la confession individuelle dans la mesure du possible. Il est un puissant moyen qui nous donne la force nécessaire pour ne plus retomber dans le péché commis.

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b- Le jeûne d’intercession

Il est un moyen efficace pour obtenir des faveurs divines pour nous- mêmes ou pour des personnes qui nous entourent : jeûner pour un malade, pour un frère ou un camarade qui a quitté l’Eglise ou pour sa conversion. Ce moyen est également d’une puissance certaine qui nous permet d’obtenir plus vite ce que nous demandons à Dieu.

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c- Jeûne de préparation :

Il peut s’appliquer dans le cas des catéchumènes qui se préparent à recevoir des sacrements ou des époux avant leur mariage ou encore des hommes avant leur ordination sacerdotale. Elle prépare notre âme et la rend plus disponible à accueillir pleinement la grâce de Dieu qui nous sera offerte, afin qu’elle porte du fruit en abondance. Jetons une graine dans des pierres ; elle ne poussera pas. Mais jetons-la dans une terre fertile, elle pousse et produit du fruit en abondance. Le jeûne permet à notre être de devenir un peu comme cette terre fertile et féconde, favorable au plein épanouissement de la grâce de Dieu en nous.

Le jeûne, répétons-le touche :

- Le sommeil : Il s’accompagne généralement d’un temps de prière-en état de veille jusque tard dans la nuit, lieu de combat contre le prince des ténèbres. Satan, qui agit généralement dans la nuit, n’aime pas du tout les prières nocturnes. Dans ce sens, elles peuvent être pour nous de puissants moyens pour nous protéger contre ses assauts. Elles nous préservent aussi de la première tendance du mal dans le monde que nous avons vu, qui est l’orgueil en augmentant en nous la grâce de Dieu qui fait que nous nous plaisons à vivre rien que pour lui et lui obéir en tout temps.

- La nourriture et la boisson : Ce jeûne est un puissant moyen de lutte contre la tendance de la soif des plaisirs de la chair. Il nous permet de maîtriser notre corps en canalisant nos désirs pour les orienter vers l’essentiel, Dieu.

- Les relations sexuelles : Ce jeûne s’attaquent à la tendance de la soif des plaisirs de la chair. Il nous permet de maîtriser nos instincts et nous aide de fait à devenir plus homme et donc plus apte à coopérer avec Dieu qui a pris en nous notre humanité par le Verbe fait chair.

Le jeûne concerne aussi tout ce qui est paroles vaines, images vaines, sommeil vain, etc. Chacun sait à quoi il est le plus attaché : cigarette, feuilleton, sommeil, nourriture, alcool, drogue, bagarres, insultes. Voici aussi des lieux personnels de combats quotidiens.

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3-      Les qualités du jeûne

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a- Pas de jeûne sans humilité

Quand nous jeûnons, nous devons nous humilier devant Dieu pour nous-mêmes, nous reconnaître pécheurs. Il n’y a pas de jeûne sans humilité.

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b- le jeûne doit se vivre dans la joie

A ce propos, saint Augustin dit : « Jeûne donc de telle sorte que, un autre ayant mangé à ta place, tu te réjouisses d’avoir pris ton repas afin que tes prières soient exaucées ».

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c- Le jeûne révèle notre faim

La soif de notre corps rappelle la soif de notre âme. De plus, le jeûne du corps nous fait toucher nos limites et nous oblige à nous remettre en cause.

Le jeûne touche à un principe vital. Toutes nos peurs remontent, nos rancunes, nos tourments, nos jalousies, etc. et nous découvrons nos limites, nos phobies, nos peurs. C’est le moment de nous tourner vers Dieu qui est la source de tout bien. Il est la providence.

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d- Le jeûne nous rend solidaires

En Pleurant pour nos péchés, nous devons aussi penser à prier pour les péchés des hommes de ce monde qui offensent Dieu sans arrêt, tout comme nous. Ne nous sentons donc pas supérieurs à eux. Au contraire, remercions Dieu qui nous permet de faire repentance pour nous-mêmes et demandons-Lui aussi pour eux, la conversion de l’esprit et du cœur et le retour à la vraie foi catholique. De cette façon, nous faisons un véritable geste de charité et de solidarité dans la souffrance et le malheur qui frappe tout le genre humain, depuis Adam et Eve.

Nous avons été créés pour aimer. Il n’y a pas de jeûne sans partage. Demandons donc à Dieu d’avoir toujours suffisamment pour pouvoir donner. Pendant ce temps de carême, offrant quelque chose de vital à un inconnu, un étranger qui ne nous le rendra pas. Soutenons l’Eglise par la dîme, la semence carême, réalisons une œuvre de charité publique, etc. Chacun fera selon ses moyens et son cœur. Car l’on ne peut peut offrir que ce que l’on a. Encore faut-il offrir avec joie et amour ! Car Dieu aime qui donne avec joie !

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Bien chers frères et sœurs, prenons au sérieux, durant ce temps de carême, cette grande pratique qu’est le jeûne. Ainsi, nous communierons à la souffrance du Christ à travers ceux qui sont blessés par des paroles, des images, la misère ou par l’absence de lieu où dormir ; parce que nous connaîtrons leur faim et leur soif que nous pourrons de fait apaiser. Sans doute que Dieu nous le revaudra dès cette vie et plus tard dans l’au-delà de la vie éternellement bienheureuse.

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CONCLUSION

Voici le temps favorable, voici le temps du salut. Je souhaite que par notre zèle dans le jeûne, ce carême puisse connaître une conversion réelle en nous pour la gloire de Dieu et le salut de nos frères et sœurs, pour la conversion des pécheurs les plus endurcis, pour les païens, les athées, les incrédules, les schismatiques, les apostats, etc. Il ne peut avoir de bonheur dans cette vie sans conversion réelle, sans lien vrai et sincère avec Dieu qui nous a crées et qui est tout bonheur.

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Bon carême à tous!


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